«Il y a des efforts, mais on peut renforcer certains aspects, surtout la sensibilisation et l’éducation»
La journée mondiale de la santé mentale a été célébrée ce vendredi, 10 octobre 2025, sous le thème : «Accès aux services de santé mentale en cas de catastrophe d’urgence».
Une occasion pour Jean Augustin Diégane Tine, Psychiatre et Professeur de Santé Publique à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) de saluer les efforts du Sénégal pour une meilleure prise en charge de cette question liée à la santé mentale, mais aussi de plaider pour le renforcement de la sensibilisation et de l’éducation.
«Au niveau des structures d’accompagnement, on a des personnes qui sont formées à l’accompagnement psychologique. Mais, il faut ajouter une chose. Le Sénégal doit faire des efforts sur la sensibilisation et l’éducation. Ce qu’on appelle des services de promotion et de prévention de la santé mentale. On ne doit pas attendre d’être dans des situations de catastrophe pour orienter les populations. Il faut que ces populations soient préparées en amont, au niveau communautaire, à réagir et à avoir des actions positives pour leur santé mentale», a fait savoir Pr Jean Augustin Diégane Tine.
Pour les situations d’urgence, il souligne que le Sénégal a une grande expérience, avec la mise en place de la Direction de la prévention et de la surveillance au niveau du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.
Mais, déplore-il, l’accompagnement psychosocial a des insuffisances. «Ces insuffisances ne sont pas liées à la structure. Parce qu’on a mis en place des dispositions qui permettent de réagir sur le plan psychosocial. Mais, il faudra renforcer ces équipes et de leur donner les moyens qu’il faut pour qu’elles puissent fonctionner correctement», a déclaré Pr Jean Augustin Diégane Tine.
SERIGNE SALIOU YADE













+221 77 142 18 18
info@madamesante.sn
Rue 25 Dakar