La Journée mondiale contre le cancer a été célébrée ce mercredi 4 février 2026. L’occasion pour la présidente de la Ligue sénégalaise contre le cancer (LISCA), Dr Fatma Guenoune, s’exprimant sur les ondes de la RFM, au micro de la journaliste Anna Rocha, de rappeler l’importance de cette journée dédiée à la sensibilisation pour lutter contre le cancer.
Selon elle, cette commémoration est importante dans la mesure où le monde entier se mobilise pour un même combat. Elle souligne que le thème de cette année met particulièrement l’accent sur les malades. «Nous devons unir nos efforts autour du malade qui souffre du cancer et l’accompagner sereinement et correctement tout au long de son parcours du combattant», a déclaré Dr Fatma Guenoune.
Revenant sur les défis actuels de la prise en charge du cancer au Sénégal, la présidente de la LISCA estime qu’il est désormais impératif de rendre les traitements accessibles sur l’ensemble du territoire national. Elle plaide pour la création d’unités de prise en charge du cancer dans les hôpitaux régionaux, voire de véritables pôles régionaux de traitement.
«Il est très difficile pour des malades qui n’ont pas de parents à Touba ou à Dakar de se soigner, notamment pour la radiothérapie. Aujourd’hui, seul le centre de Touba fonctionne. Or Touba est une petite ville, et lorsqu’on vient de Tambacounda ou de Ziguinchor, il n’est pas évident de trouver une famille d’accueil. C’est un véritable problème», a-t-elle expliqué.
Pour Dr Guenoune, la mise en place de pôles régionaux disposant de l’ensemble des moyens thérapeutiques permettrait de résoudre durablement cette difficulté. «Si nous pouvions avoir des centres de radiothérapie au nord, au sud, à l’est et à l’ouest du pays, cela réglerait en grande partie la problématique de l’accès au traitement du cancer», a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, la présidente de la LISCA insiste sur l’urgence de rendre pleinement fonctionnel le registre national des tumeurs. Selon elle, il est essentiel de disposer de données fiables et actualisées, au lieu de se baser uniquement sur les estimations du Centre international de recherche sur le cancer, afin de mieux planifier les besoins thérapeutiques.
«Actuellement, nous avons des ruptures des produits d’oncologie. Si on connaît le nombre exact de cancers par an au Sénégal, le ministère de la Santé pourra faire face à ces ruptures-là en commandant très tôt les produits», a-t-elle soutenu.
SERIGNE SALIOU YADE













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