Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, à travers la Division de la Lutte contre les Maladies Non Transmissibles (DLMNT), a célébré ce mercredi 4 février la Journée mondiale de lutte contre le cancer au Centre Anti-Poison. La cérémonie a été présidée par le Pr Ousmane Cissé, Directeur général de la Santé.
L’occasion pour lui de faire le point sur la situation du cancer au Sénégal. En effet, les données du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC – GLOBOCAN 2022) font état de 11 841 nouveaux cas et de 8 134 décès par an, avec une prédominance marquée des cancers du col de l’utérus, du sein et de la prostate. Par ailleurs, la relance du Registre national du cancer (RecSen) a permis d’identifier plus de 30 000 cas sur la période 2015–2024. La concentration de près de 41 % de ces cas dans la région de Dakar met en évidence d’importantes disparités régionales qu’il convient de corriger afin de garantir l’équité d’accès aux soins.
Pour répondre à ces enjeux, le Sénégal déploie sa Stratégie nationale de lutte contre le cancer 2025–2029. Ce plan met l’accent sur la prévention, le dépistage précoce et la modernisation de la prise en charge, en cohérence avec l’Agenda national de transformation Sénégal 2050. Les priorités du gouvernement portent notamment sur la décentralisation effective des services de cancérologie et la promotion de comportements favorables à la santé.
«L’édition 2026 de la Journée mondiale de lutte contre le cancer s’inscrit dans la campagne triennale 2025–2027 intitulée «Unis par l’unique». Cette initiative prône une approche centrée sur l’humain et vise à renforcer la solidarité entre les patients, leurs familles et les professionnels de santé», a fait savoir Pr Ousmane Cissé.
Il souligne qu’à travers cette mobilisation, le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique réaffirme sa détermination à faire reculer le cancer et à assurer un accès universel à des soins de qualité pour l’ensemble des populations.
À l’échelle mondiale, la maladie cause près de 10 millions de décès chaque année, dont 70 % surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. En Afrique, cette situation est particulièrement aggravée par les difficultés d’accès aux soins spécialisés, l’insuffisance du dépistage et le manque de ressources humaines qualifiées.
S.SALIOU.YADE













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