Dans le cadre du Dialogue national sur l’identification d’une architecture adaptée au contexte du Sénégal pour la mise en place d’un système national intégré de couverture du risque maladie, l’Agence sénégalaise de la Couverture sanitaire universelle (SEN-CSU), en partenariat avec le Ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités (MFASS), l’Organisation internationale du Travail (OIT) et la Banque mondiale, a organisé, ce mardi 17 février, un atelier de validation technique des propositions formulées en amont, lors d’une rencontre tenue au mois de novembre dernier.
Cette rencontre d’échanges, qui a mobilisé des représentants de l’État, des partenaires sociaux, des acteurs de la protection sociale, des partenaires techniques et financiers ainsi que des experts, s’inscrit dans le processus de réforme de la Couverture maladie universelle (CMU). Elle vise à consolider le consensus autour d’une architecture nationale intégrée, inclusive et durable, permettant d’améliorer l’accès équitable aux soins de santé pour l’ensemble des populations.
Présidant la cérémonie d’ouverture dudit atelier, Youssouf Djité, directeur de cabinet du ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, a souligné qu’au Sénégal, en matière de couverture du risque maladie, il existe une pluralité d’institutions.
«Il y a des institutions qui prennent en charge les travailleurs du secteur formel, d’autres ceux du secteur informel, d’autres encore les fonctionnaires, etc. Aujourd’hui, le constat général est que cette fragmentation des systèmes de prise en charge du risque maladie ne permet pas une efficacité optimale. Elle ne garantit pas non plus l’équité pour l’ensemble des citoyens sénégalais», a déclaré Youssouf Djité.
D’où la nécessité, selon lui, de mener une réflexion globale afin d’identifier une architecture unifiée capable de regrouper ces systèmes aujourd’hui dispersés, pour assurer une meilleure prise en charge du risque maladie au bénéfice des citoyens.
Prenant part à cet atelier, Dr El Hadji Séga Gueye, directeur général de la Couverture sanitaire universelle (SEN-CSU), a précisé que parler de système intégré signifie que «le tout est la somme des parties».
«Nous allons travailler à l’interconnexion de tous les systèmes d’assurance, de sorte que les modes de financement, les ressources et les approches mises en place puissent fonctionner de manière coordonnée. L’objectif est de disposer d’un système harmonisé, efficace et cohérent, où tous les acteurs interagissent», a-t-il indiqué.
S.S.YADE













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