Le professeur Moussa Seydi, infectiologue et chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’Hôpital de Fann, estime que les flambées épidémiques d’Ebola déclarées en Ouganda et en République démocratique du Congo doivent davantage inquiéter que la maladie à Hantavirus.
Selon lui, la réaction rapide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) illustre le niveau de gravité de la situation. «L’OMS n’a pas réagi aussi rapidement pour rien », souligne-t-il, rappelant que la déclaration officielle des flambées épidémiques en Ouganda et en RDC est intervenue le 15 mai, avant que l’organisation ne classe, dès le 16 mai, la situation comme une urgence de santé publique de portée internationale.
Dans la foulée, le Fonds pandémique a activé, le 17 mai, les procédures de financement d’urgence.
«C’est donc dire que la maladie Ebola doit plus nous inquiéter que la maladie à Hantavirus », confie-t-i
Le Pr Moussa Seydi se veut toutefois rassurant concernant le Sénégal. Il affirme que le pays a déjà pris les dispositions nécessaires pour faire face à une éventuelle introduction du virus Ebola sur son territoire, même si cette hypothèse demeure, selon lui, peu probable.
«Tout est sous contrôle », assure-t-il, expliquant que la transmission interhumaine du virus Ebola n’est pas aussi rapide que celle d’autres maladies infectieuses.
Revenant sur la maladie à Hantavirus, l’infectiologue précise que les rongeurs responsables de la transmission à l’homme ne vivent pas en Afrique, réduisant ainsi considérablement les risques pour le continent.
Il invite néanmoins à la prudence face à d’autres maladies liées aux rongeurs déjà présentes en Afrique, notamment la fièvre de Lassa, qui sévit dans plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine, y compris dans des pays limitrophes du Sénégal, ainsi que la peste, qui continue de provoquer des ravages à Madagascar.
S.S.YADE














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