L’Afrique du Sud vient de franchir une nouvelle étape dans la lutte contre le VIH avec le lancement, depuis le 8 juin, du Lenacapavir, un traitement préventif innovant présenté comme une avancée majeure dans la prévention de l’infection.
Administré sous forme de deux injections par an, espacées de six mois, ce médicament affiche une efficacité proche de 100 % selon les études cliniques. Cette nouvelle option de prévention suscite un grand espoir dans le pays qui compte la plus importante population de personnes vivant avec le VIH au monde, soit environ 8 millions de personnes.
Dans un premier temps, près de 40 000 doses seront distribuées dans 360 cliniques situées dans les zones les plus touchées par l’épidémie. Les autorités sanitaires ont choisi de cibler les populations les plus exposées au risque d’infection afin de maximiser l’impact de cette phase pilote.
«Les cinq districts où se trouvent les 22 établissements que nous avons sélectionnés présentent la charge de VIH la plus élevée ainsi que la population la plus exposée au risque de contracter le VIH», a expliqué Dr Keith Cloete, chef du département de la santé de la province du Cap-Occidental. Il a ajouté que les enseignements tirés de cette première phase permettront d’assurer un déploiement plus efficace lorsque davantage de doses seront disponibles.
Toutefois, les autorités rappellent que le Lenacapavir ne constitue pas à lui seul une solution définitive à l’épidémie. Son utilisation devra être accompagnée de campagnes de sensibilisation, de prévention et d’un accès renforcé au dépistage.
À l’issue de cette phase pilote, le gouvernement sud-africain ambitionne d’étendre l’accès au traitement à un million de personnes d’ici 2027. L’objectif est de réduire de moitié les quelque 140 000 nouvelles infections enregistrées chaque année dans le pays.
S.S.YADE














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