Au Sénégal, la lutte contre le tabac à échouée sur tous les plans. Au Sénégal la loi antitabac du Sénégal votée depuis la 14 Mars 2014 est non-appliquée. Le Sénégal est dernier en Afrique dans la lutte antitabac. Ce classement n’est pas une fatalité. Il est le résultat d’une succession de choix (ou plutôt d’une succession de non-choix). Une loi non appliquée. Un décret non signé en errance ou perdu du dans le circuit administratif de l’état. Un Ministre Mal informé. Des Chiffres Maquillés. Des Exonérations Illégales accordées à l’Industrie du Tabac. Une Enquête sur la consommation du tabac au Sénégal de de l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) tronquée et trompeuse, complaisante, scandaleuse et douteuse du Global Adult Tobacco Survey (GATS) proclamant une fausse une baisse de plus de 25% de la consommation de tabac au Sénégal. L’Etat du Sénégal est «fumeur» de ses propres Lois. Il y a des silences qui tuent. Celui de l’Etat sénégalais face au fléau du tabagisme en est un. Pendant que des millions de poumons s’abîment, pendant que des adolescents de 10 ans tirent leur première bouffée de chicha devant les établissements scolaires, et les grilles des écoles du Sénégal, pendant que Dakar se transforme en fumoir géant, les autorités, elles, dorment. Profondément. Confortablement. Scandaleusement.
La loi anti-tabac du Sénégal est dans une impasse, et une léthargie profonde
Le 14 mars 2014 : le Sénégal vote la loi anti-tabac. Douze ans plus tard, cette loi est totalement paralysée.
Le Sénégal est devenu un fumoir à ciel ouvert
Au Sénégal on fume partout, dans tous les lieux publics ou ouverts aux publics. Au Sénégal la loi antitabac de 2014 interdit de fumer dans les lieux publics, comme les établissements de santé, les bâtiments administratifs , les lieux de travail , hôtels , les restaurants, bars et les discothèques , dans aucun de ces lieux les consignes de la loi ne sont respectées. La loi antitabac du Sénégal votée depuis la 14 Mars 2014 est non-appliquée, et elle est violée sur l’ensemble du territoire national, et n’est appliquée ou respectée nulle part, et ça tout le monde le constate, et ça tout le monde le sait, on fume partout au Sénégal. Mais qui applique ? Personne. Où la respecte-t-on ? Nulle part. On fume partout au Sénégal, et tout le monde le sait, à commencer par ceux qui sont censés y mettre fin. Ce n’est pas une négligence. C’est une démission collective érigée en politique d’État. Le record de l’immobilisme. Des instruments juridiques dans le circuit administratif de l’Etat depuis plus de cinq années.
La Loi Antitabac du Sénégal est un échec politique et sanitaire
Depuis plus de cinq longues années, le décret relatif aux modalités, des conditions de retrait et de délivrance de l’autorisation d’ouverture et de fermeture d’un débit de tabac est dans le circuit administratif, entre le Ministère de la Santé (MSAS) et le Secrétariat Général du Gouvernement. Cinq ans. Deux mille jours de navette administrative pour un texte qui dort quelque part dans une pile de dossiers, pendant que les points de vente de tabac prolifèrent sans aucune régulation.
Nous interpellons l’Etat, le Gouvernement et l’Assemblée Nationale du Sénégal. Nous demandons au gouvernement du Sénégal de retirer du circuit administratif le projet de loi antitabac, qui aurait été finalisé, et validé en commission technique en novembre 2023. Nous demandons l’assemblée nationale du Sénégal et aux députés de refuser de recevoir le projet de loi antitabac élaboré par les services du Ministère de la Santé (MSAS).
Nous demandons aussi à l’assemblée nationale du Sénégal et aux députés que lesdits textes de loi antitabac ne leurs soient ni présentés ni inscrits à un quelconque ordre du jour du parlement. Les textes que sont : Le projet de loi antitabac qui aurait été finalisé, validé en commission technique en novembre 2023, et transmis au Secrétariat général du gouvernement pour inscription à l’ordre du jour du Conseil des ministres. Ils ont été confectionnées sans concertation, et à l’insu des vrais représentants de la société civile. C’est pourquoi demandons au Secrétariat général du gouvernement d’éviter tout contact avec des individus très compromis dans des agissements répréhensibles qui ont mis la lutte antitabac au Sénégal dans une impasse totale. La société civile qui lutte contre le tabac au Sénégal n’a en aucun moment été associée dans la confection de ces prétendus textes, par conséquent, elle remet en cause la crédibilité et la fiabilité desdits textes concernés.
Le Ministre de la Santé Ibrahima Sy est «sous-informé par sa propre administration»
Le Ministre de la Santé Ibrahima Sy qui est «sous-informé par sa propre administration». Prend des décisions sur la base de données qui «ne correspondent nullement à la situation réelle de la lutte antitabac au Sénégal». Ses prédécesseurs, eux, avaient au moins l’excuse de ne pas avoir de précédent. Lui, il a douze ans d’échecs devant lui, et il reproduit les mêmes travers. Les ministres qui se succédés au Ministère de la Santé du Sénégal (MSAS) depuis le départ de du Docteur Awa Marie Coll Seck n’ont été d’aucun apport dans la lutte antitabac. Nous tenons à informer l’opinion nationale et internationale et les différents partenaires de la lutte contre le tabac au Sénégal tels que l’OMS et autres, de l’impasse que traverse la lutte contre le tabac au Sénégal découle du fait que tous les ministres qui se succédés au Ministère de la Santé du Sénégal (MSAS), depuis le départ du Docteur Awa Marie Coll Seck (ancienne Ministre de la Santé du Sénégal, et qui est l’initiatrice de la loi dont dispose le Sénégal , n’ont été d’aucun apport dans la lutte antitabac. Au Sénégal les instruments liés à la convention cadre de lutte contre le tabac (CCLAT) ne sont mis en œuvre.
Le Sénégal ne respecte pas le programme MPOWER de l’OMS
Au Sénégal aujourd’hui les mesures phares de la loi antitabac et des dispositions la Convention-cadre pour la lutte antitabac (CCLAT) de l’OMS ne sont pas respectées, comme par exemple la vente de tabac, car n’importe qui peut acheter du tabac n’importe où, et quel que soit son Age, tout cela pour dire que les jeunes et les mineurs ont un accès facile au tabac. L’Enquête contestée du Global Adult Tobacco Survey (GATS) de l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD).
La scandaleuse douteuse et complaisante enquête du Global Adult Tobacco Survey (GATS) proclamant une baisse de plus de 25% de la consommation de tabac au Sénégal. Comme par un tour de passe-passe, la Global Adult Tobacco Survey (GATS) a publié un rapport proclamant une baisse de plus de 25% de la consommation de tabac au Sénégal. Pendant ce temps, sur le terrain: on dénombre plus de 500 ou 700 bars à chicha à Dakar, des produits à base de nicotine comme les cigarettes électroniques, les produits du tabac chauffé et les sachets de nicotine qui poussent les jeunes âgés entre 10 et 18 ans de s’adonner au vapotage, au vu et vu de tous.
Comment une telle baisse serait possible quand, pas un seul instrument de la Convention-Cadre de l’OMS (CCLAT), pourtant ratifiée par le Sénégal en 2005, n’est effective encore moins appliqué? Les résultats douteux annoncés dans cette enquête ne peuvent en aucun cas être attribués aux différents instruments liés à la convention cadre de lutte contre le tabac (CCLAT), car le Sénégal qui a ratifié la Convention-cadre pour la lutte antitabac (CCLAT) de l’OMS le 27 janvier 2005, a cessé de respecter ses engagements à l’égard de l’organisation mondiale de la Sante OMS, et de tous ses partenaires. Les informations actuelles qui circulent sur la situation du tabac sur le Sénégal sont totalement fausses, tronquées, manipulées et erronées. Les chiffres de l’Enquête contestée du Global Adult Tobacco Survey (GATS) de l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) ne décrivent pas la réalité sénégalaise. Nous attirons donc l’attention de l’opinion nationale et internationale, que les informations actuelles qui circulent sur la situation du tabac sur le Sénégal sont totalement erronées. Le Sénégal est aussi complice et coupable dans l’ingérence de l’industrie du tabac. L’Article 5.3 de la CCLAT qui interdit toutes formes d’ingérence de l’industrie du tabac dans le politique les politiques de santé de nos états est foulé aux pieds au Sénégal. L’Article 5.3 de la CCLAT est pourtant limpide: toute ingérence de l’industrie du tabac dans les politiques nationales de santé est formellement interdite. Le Sénégal a signé.
Le Sénégal ne respecte pas sa signature
Le comble de l’indécence ? L’État a octroyé des avantages et des exonérations fiscales sur des taxes spécifiques à l’importation l’industrie du tabac. Dans le Code Général des Impôts (CGI) du Sénégal, les industriels du tabac bénéficient d’exonérations fiscales sur des taxes spécifiques à l’importation. L’État qui est censé combattre le tabac en devient, par ses dispositifs fiscaux, un facilitateur. Une industrie que la CCLAT ordonne de tenir à distance des politiques de santé publique, et qui se retrouve ainsi choyée, et en intelligence avec les mêmes institutions censées les surveiller. Nous demandons un audit de tous les financements reçus dans la lutte contre le tabac au Sénégal. Nous réclamons l’Audit, de la gestion et de l’utilisation des fonds des fonds destinés à la lutte antitabac, la responsabilité de l’état, donc du Ministère de la santé du Sénégal est pleinement interpelée. La mise en place d’un Fonds d’appui à la lutte antitabac (FALA) Nous pensons que l’instauration d’une taxe parafiscale pour alimenter un Fonds d’appui à la lutte antitabac (FALA) non-encadré serait une véritable, et une très grosse erreur, qui risquerait de financer des objectifs autres que le combat contre le tabagisme. Les comportements suspects douteux et complices de certains partenaires financiers de la lutte antitabac en Afrique.
Une partie de la société civile censée porter la lutte a également failli
C’est pourquoi nous dénonçons les comportements véreux de certains membres de la société civile. La responsabilité ne se limite pas aux seules autorités étatiques, car cette situation d’impasse dans laquelle patauge antitabac au Sénégal est le résultat des comportements indélicats d’individus parasites se réclamant de la société civile qui lutte contre le tabac, dénoncés comme de simples «capteurs de financements», ont contribué à décrédibiliser l’ensemble des acteurs de la lutte antitabac au Sénégal. Ces individus se réclamant de la société civile qui lutte contre le tabac par des agissements répréhensibles et blâmables décrédibilisent la réputation, et la fiabilité de la lutte antitabac au Sénégal, et en Afrique, des gens qui ne sont en réalité que des affairistes, des rentiers, des capteurs de financements à la recherche de prébendes tout simplement, (Et ça, nous y reviendrons plus amplement le moment venu).
Nous réclamons l’audit de la gestion des financements reçus dans le cadre de la lutte antitabac, mais aussi l’audit des partenaires financiers. Cette situation d’impasse dans laquelle se trouve la lutte antitabac au Sénégal découle du comportement de certaines organisations de la lutte antitabac en Afrique destinataires de fonds mis à leur disposition par des philanthropes comme la Fondation Bill et Melinda Gates, Bloomberg et d’autres bailleurs pour soutenir et accompagner les organisations qui luttent contre le tabagisme en Afrique administrent ces fonds de manière nébuleuse, opaque, complaisante et très irresponsable. Nous réclamons l’audit de tous les financements reçus dans le cadre de la lutte antitabac au Sénégal, mais aussi l’audit certains partenaires chargés d’administrer des fonds alloués par des bailleurs internationaux pour accompagner la lutte antitabac en Afrique. Dans la même veine, nous réclamons aussi l’Audit, la gestion et l’utilisation de tous les financements reçus dans le cadre de la lutte antitabac au Sénégal. La responsabilité du Ministère de la santé du Sénégal est pleinement engagée. C’est pourquoi l’État du Sénégal qui le garant et la caution de tous les financements qui sont octroyés à son nom est interpellé, mais surtout le Ministère de la Santé du Sénégal. La gestion chaotique et douteuse de la lutte antitabac au Sénégal est le fait de certains partenaires chargés d’administrer les fonds alloués par Bill Gates, Bloomberg et d’autres pour accompagner les organisations qui luttent contre le tabagisme en Afrique.
Les immixtions inacceptables dans le fonctionnement des organisations de la société civile
Autant nous fustigeons l’ingérence de l’industrie du tabac, autant aussi nous dénonçons : L’immixtion de certains partenaires dans le fonctionnement des organisations de la société civile. L’immixtion aussi «inacceptable » dans les affaires et décisions de l’état et du gouvernement de la République du Sénégal. Car aucun partenaire quelle que puisse être sa qualité ou ses moyens financiers, n’a le droit de critiquer, de s’ingérer, ou de remettre en cause les décisions de l’état ou d’un gouvernement souverain. Pendant ce temps, les enfants fument. Voilà l’image que l’on renvoie: des mineurs de 10 à 18 ans qui vapotent en pleine rue, au vu et au su de tous. Des écoles entourées de points de vente de tabac. Un adulte sur cinq exposé au tabagisme passif sur son lieu de travail. Soixante-quinze pour cent des adultes fréquentant bars et discothèques exposés à la fumée de leurs voisins. En ce qui concerne la Journée Mondiale Sans Tabac, le Sénégal doit encore cette année-ci 2026, encore avoir la décence, et la pudeur ou le toupet de célébrer la Journée Mondiale Sans Tabac qui est célébrée ce 31 mai 2026, sous le thème « Démasquons les tactiques de séduction – luttons contre la dépendance à l’égard du tabac et contre l’addiction nicotinique », qui vise à exposer les stratégies des industriels du tabac, notamment envers les jeunes. Mais démasquer ne sert à rien si ceux qui ont le pouvoir d’agir regardent ailleurs. À un moment donné, l’inaction cesse d’être de la négligence pour devenir de la complicité. Ce qu’il faut retenir présentement retenir que matière de lutte anti-tabac : Le Sénégal est dernier en Afrique.
Amadou Moustapha Gaye, Président de la Ligue Sénégalaise Contre le Tabac (LISTAB)













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