C’est une initiative qui arrive à point nommé. Dans un contexte marqué par l’ambition d’éliminer le paludisme au Sénégal à l’horizon 2030, un programme de formation sur le leadership, le management et la gouvernance (LMG) pour l’élimination du paludisme a été lancé ce mardi 20 janvier à l’Institut Pasteur de Dakar.
Ce cours de haute portée vise à renforcer les capacités des différents acteurs à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, afin de les outiller pour une lutte beaucoup plus coordonnée et efficace contre le paludisme.
Présidant la cérémonie d’ouverture du programme, Dr Mouhamadou Lamine Ly, conseiller technique du ministre de la Santé, a souligné que cette formation s’inscrit dans la continuité des efforts déjà fournis dans la lutte contre le paludisme.
«Il s’agit d’une formation en leadership, gestion et gouvernance à l’intention des cadres à tous les échelons de la pyramide sanitaire, aussi bien au niveau central que périphérique, afin de renforcer leurs capacités. Aujourd’hui, de nombreuses données nous parviennent dans la lutte contre les maladies, en particulier le paludisme. Par le passé, nous utilisions surtout des méthodes de prévention comme les moustiquaires imprégnées. Désormais, de nouveaux outils sont intégrés, notamment la génomique, pour suivre les mutations du parasite, dans un contexte marqué par la résistance aux antipaludiques. Des plateformes de données sont également mises en place pour disposer d’informations fiables, surtout dans le cadre du processus d’élimination prévu à l’horizon 2030», a expliqué le Dr Ly.
Pour sa part, l’administrateur général de l’Institut Pasteur de Dakar, Dr Socé Fall, a estimé que beaucoup d’efforts et de progrès ont été accomplis dans la lutte contre le paludisme. Toutefois, selon lui, il est désormais temps d’accélérer les actions vers l’élimination de cette maladie qui demeure un problème majeur de santé publique dans les pays africains.
«Le leadership intervient à plusieurs niveaux. Dans la lutte contre le paludisme et dans les programmes de santé publique en général, le leadership, l’engagement communautaire et l’utilisation de données factuelles sont des piliers essentiels pour obtenir des résultats durables. Former les acteurs, qu’ils soient au niveau national, district ou le plus décentralisé, permettra au pays de mieux planifier sur la base des évidences du terrain, de coordonner cette planification, d’adopter une approche axée sur les résultats et de suivre l’impact des interventions, en étroite collaboration avec les communautés», a-t-il souligné.
Dr Socé Fall a également rappelé que la lutte contre le paludisme ne se présente pas de la même manière d’un district à un autre, ni d’une localité à une autre. D’où la nécessité de prendre en compte les données de surveillance et d’utiliser des outils modernes de diagnostic.
«Nous attendons des acteurs qu’ils soient capables de coordonner efficacement la lutte contre le paludisme et d’adopter des approches fondées sur la science et les évidences, afin d’opérer des changements lorsque la situation l’exige. J’espère surtout que le programme sera renforcé au niveau des districts, car tout ne peut pas se faire au niveau national. Il est essentiel de disposer de ressources humaines solides au niveau périphérique», a indiqué l’administrateur général de l’Institut Pasteur de Dakar.
SERIGNE SALIOU YADE













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