La prise en charge des maladies rénales connaît une situation alarmante au sein des hôpitaux publics. Faute de places en dialyse, des patients inscrits sur les listes d’attente meurent avant même d’être pris en charge. Une réalité dramatique révélée par le Pr Abdou Niang, néphrologue et par ailleurs chef de service de Néphrologie de l’hôpital Dalal Jamm de Guédiawaye, qui tire la sonnette d’alarme.
Selon lui, chaque fois qu’une ou deux places se libèrent, une commission se réunit pour examiner les dossiers des patients à prendre en charge. Mais lors des derniers appels, le constat a été glaçant. Tous les patients inscrits sur la liste d’attente de 2023 étaient déjà décédés. Ceux enregistrés entre janvier et juin 2024 avaient eux aussi perdu la vie. Le premier patient retrouvé vivant figurait sur la liste à partir de juillet 2024.
«Vous êtes sur une liste, en train d’attendre qu’un malade meure pour pouvoir prendre sa place. Est-ce qu’aujourd’hui nous pourrons continuer à assister à un tel schéma, et pendant combien de temps encore ? », s’interroge Pr Niang.
Cette situation met en lumière l’urgence de renforcer la capacité d’accueil des centres de dialyse et d’améliorer l’accès aux soins pour les personnes souffrant d’insuffisance rénale.
SERIGNE SALIOU YADE













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