Dans un contexte marqué par l’actualité sur l’arrestation de 12 personnes pour l’homosexualité présumée et transmission du Vih sida, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP), dans un communiqué publié le mercredi 11 février, a apporté des précisions visant à rassurer les populations.
Il précise que la transmission du sida, une maladie infectieuse causée par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), s’effectue essentiellement par trois voies, notamment la voie sexuelle, la voie sanguine et la transmission de la mère à l’enfant.
Pour faire face à cette situation, indique-t-il, le Sénégal a mis en place un programme de lutte contre le VIH/sida sous la coordination du Conseil national de lutte contre le sida (CNLS).
«Le contrôle de la transmission du VIH dans notre pays repose principalement sur l’accès de toutes les populations aux moyens de prévention, notamment l’utilisation des préservatifs, aux services de dépistage ainsi qu’à l’accès universel aux traitements antirétroviraux», a fait savoir le ministère.
Selon lui, ces stratégies ont permis de dépister près de 90 % des personnes vivant avec le VIH, qui connaissent leur statut sérologique, et 92 % d’entre elles ne transmettent plus le virus.
«Aujourd’hui, au Sénégal, les nouvelles infections sont réduites, la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH est améliorée et tout cela a contribué à limiter la transmission au sein de la population générale», soutient-il.
Le ministère rappelle que des services de dépistage sont disponibles dans les structures sanitaires publiques et auprès de partenaires.
Il ajoute : «Le dépistage est gratuit, volontaire et confidentiel, et permet à chacun de connaître son statut sérologique. Pour les personnes vivant avec le VIH, un traitement efficace et gratuit est disponible dans l’ensemble des hôpitaux et centres de santé des 14 régions du pays. Les personnes bénéficiant d’un traitement efficace peuvent atteindre une charge virale indétectable ; dans ce cas, elles ne transmettent plus le virus, ni à leur partenaire ni à leurs enfants pour les femmes enceintes.»
Dans la foulée, le ministère invite par ailleurs chacun à faire preuve de retenue afin d’éviter toute stigmatisation, qui peut compromettre la continuité des soins et mettre des vies en danger.
S.S.YADE













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