À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, célébrée ce vendredi 19 juin, le président de l’Association sénégalaise de lutte contre la drépanocytose, Magueye Ndiaye, a exprimé son inquiétude face aux difficultés persistantes dans la prise en charge de cette maladie au Sénégal.
Selon lui, cette journée dédiée aux personnes atteintes de drépanocytose constitue non seulement un moment de sensibilisation, mais aussi une occasion d’évaluer les obstacles rencontrés dans la lutte contre cette pathologie.
En effet, il regrette le manque d’avancées significatives dans ce combat.
«Chaque année, nous espérons des changements, mais malheureusement, rien ne bouge», déplore-t-il, en pointant du doigt le manque d’accompagnement des autorités sanitaires, affirmant qu’il est même difficile de les joindre pour préparer cette journée.
Magueye Ndiaye reconnaît les efforts de l’État à travers la mise en place de la Couverture sanitaire universelle (CSU), mais il estime que cela ne saurait suffire.
«Ce n’est pas parce qu’il existe des cartes de couverture sanitaire que tout est réglé. Les autorités ne doivent pas croiser les bras», insiste-t-il.
Pour lui, l’organisation de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose devrait relever directement du ministère de la Santé, les associations devant simplement jouer un rôle d’accompagnement.
Mais, déplore-t-il, le ministère aurait invoqué un manque de budget pour l’édition 2026.
«Aujourd’hui, on demande aux malades eux-mêmes de se débrouiller pour organiser cette journée. Ce n’est pas normal. Avec les faibles moyens dont disposent les patients, il est impossible de prendre en charge un tel événement», souligne Magueye Ndiaye.
Le président de l’association dénonce également l’insuffisance du soutien logistique. Selon lui, le ministère n’aurait proposé que des tee-shirts, sans prévoir de bâches, d’eau ou de restauration, alors que les personnes vivant avec la drépanocytose nécessitent des conditions adaptées, particulièrement en période de forte chaleur.
Face à cette situation, Magueye Ndiaye interpelle directement le ministre de la Santé afin qu’il intervienne rapidement. «Nous ne devons pas arriver à un stade où ce sont les malades qui cotisent pour organiser une journée mondiale dédiée à leur propre maladie. C’est inacceptable», martèle-t-il.
S.S.YADE














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