La jonction de la section SAMES et de la sous-section SUTSAS de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP) a exprimé, ce mardi, sa vive inquiétude face à ce qu’elle qualifie de «pratiques préoccupantes et contraires aux principes de bonne gouvernance administrative», dans un communiqué.
Dans un contexte marqué par une transition institutionnelle à la tête de l’ARP, les deux organisations syndicales disent constater la persistance d’actes de gestion jugés irréguliers à la veille de la prise de fonction d’une nouvelle Direction générale.
Selon la jonction SAMES–SUTSAS, une vague de signatures de contrats à durée indéterminée (CDI) aurait été opérée sans respect des procédures habituelles de recrutement. Celles-ci prévoient généralement une phase de stage suivie de contrats à durée déterminée (CDD) avant toute titularisation. Dans le même temps, des stagiaires totalisant une année de service auraient été remerciés, dénoncent les syndicats.
Le communiqué évoque également des «situations administratives préoccupantes», citant notamment le cas d’un directeur technique nommé par arrêté ministériel qui se serait simultanément octroyé un contrat à durée indéterminée. Une pratique qui, selon les signataires, soulève de sérieuses interrogations quant à sa conformité.
Les organisations pointent en outre un manque de transparence dans la gestion de l’agence, évoquant un climat de méfiance croissant. Elles dénoncent aussi l’attribution de certaines missions à des personnes ne disposant pas toujours des compétences techniques requises, parfois au détriment des ressources internes qualifiées.
Ces dysfonctionnements, poursuivent-elles, suscitent des inquiétudes jusque chez certains partenaires techniques et financiers, quant à leurs potentielles répercussions sur la crédibilité de l’institution.
Face à cette situation, la jonction SAMES–SUTSAS alerte sur les risques que ces pratiques font peser sur la stabilité et l’avenir de l’ARP. Elle met en garde contre toute décision de gestion susceptible d’engager durablement l’agence sans une vision stratégique claire, au risque de compromettre sa mission de service public en matière de régulation pharmaceutique.
Les syndicats sollicitent l’intervention urgente des corps de contrôle de l’État, notamment pour la conduite d’audits financiers et des ressources humaines sur la gestion de la Direction générale sortante.
Ils appellent également les plus hautes autorités à prendre les mesures nécessaires pour garantir la transparence et la régularité des actes posés durant cette période de transition. Parmi leurs recommandations figurent l’ouverture d’un audit sur les actes récents, la suspension des décisions administratives sensibles jusqu’à l’installation de la nouvelle Direction générale, ainsi que le recentrage des activités sur les priorités techniques de l’agence, dans le respect des compétences internes.
S.S.YADE













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