L’Organisation mondiale de la santé a confirmé, vendredi 10 avril, la détection du tout premier cas humain de grippe aviaire en Europe. L’information, relayée notamment par le média TF1 Info, concerne un homme infecté par le virus H9N2, un sous-type de la grippe A.
Selon les précisions de l’OMS, le patient avait séjourné plus de six mois au Sénégal avant de se rendre en Italie à la mi-mars. C’est dans ce pays qu’il s’est présenté aux urgences avec de la fièvre et une toux persistante. L’alerte a été transmise par le point focal italien du Règlement sanitaire international.
Une contamination probablement liée au Sénégal
Le 16 mars, des analyses médicales ont révélé chez le patient la présence de tuberculose, causée par la bactérie Mycobacterium tuberculosis, ainsi que celle d’un virus de la grippe A dont le sous-type n’était pas encore identifié.
Placée en isolement, la personne a été traitée à la fois avec des antituberculeux et des antiviraux. Son état de santé s’est progressivement amélioré.
Ce n’est qu’à l’issue d’analyses génétiques approfondies que le virus H9N2 a été confirmé. Selon l’OMS, les premières données indiquent que l’infection a «probablement été contractée à partir d’une source aviaire liée au Sénégal». Le virus présente en effet une forte similarité génétique avec des souches déjà identifiées chez des volailles dans le pays.
Le patient n’a signalé aucun contact direct avec des animaux, ni avec des environnements ruraux ou des cas humains confirmés. Les investigations épidémiologiques se poursuivent afin de déterminer l’origine exacte de l’exposition.
Au Sénégal, les personnes ayant été en contact avec lui ne présentent aucun symptôme. En Italie, les cas contacts ont été testés négatifs et ont reçu un traitement antiviral à titre préventif.
Des cas déjà connus en Afrique et en Asie
Si ce cas constitue une première en Europe, des infections humaines par le virus H9N2 ont déjà été recensées en Afrique et en Asie, notamment en Chine où elles sont les plus fréquentes. Ce virus circule principalement chez les volailles, et les contaminations humaines sont généralement liées à un contact direct avec des animaux infectés ou des environnements contaminés.
Une situation sous surveillance, mais sans alerte majeure
L’OMS se veut rassurante : à ce jour, aucun virus H9N2 n’a démontré une capacité de transmission durable entre humains. Le risque de propagation interhumaine reste donc faible.
L’organisation recommande toutefois des mesures de prévention classiques : éviter les contacts avec des surfaces potentiellement contaminées par des fientes de volaille ou des environnements à risque comme les marchés d’animaux vivants. Pour les professionnels exposés, le port du masque est conseillé, ainsi qu’un lavage régulier des mains.
Enfin, aucune restriction de voyage ou d’échanges commerciaux n’est envisagée à ce stade.
S.S.YADE













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