À l’instar de nombreux pays à travers le monde, le Sénégal a célébré la Journée mondiale du rein, ce jeudi 12 mars, sous le thème : «La santé rénale pour tous : prendre soin des personnes, protéger la planète».
Cette initiative portée par l’Agence sénégalaise de la Couverture sanitaire universelle (SEN-CSU) a été l’occasion de sensibiliser les populations et de les inviter à se faire dépister. La journée a été marquée par des séances de dépistage gratuites sur plusieurs sites, notamment à la Place de la Nation.
Pour le Dr El Hadji Séga Gueye, Directeur général de l’Agence sénégalaise de la Couverture sanitaire universelle (SEN-CSU), cette journée rappelle que des milliers de nos concitoyens souffrent au quotidien de pathologies rénales et peinent à se faire prendre en charge dans les structures de santé.
«Malgré les efforts incommensurables de l’État du Sénégal, nos parents et amis souffrant d’insuffisance rénale vivent avec ce fardeau qui tue, mais qui ruine également des familles entières en raison du coût élevé de la prise en charge», déclare le Dr El Hadji Séga Gueye.
Il souligne que la SEN-CSU, qui assure la gratuité des séances de dialyse pour une partie des malades, n’a eu de cesse de rechercher la meilleure formule pour alléger la prise en charge dans les centres publics de dialyse, mais également dans les structures privées.
C’est pourquoi, rappelle-t-il, dès sa prise de service, une unité de dialyse chargée de stabiliser la liste des patients pris en charge pour la dialyse à l’échelle nationale, mais aussi celle des patients en attente d’une place en dialyse, a été mise en place. Cette initiative a été combinée à une tournée nationale, menée en collaboration avec les services du ministère de la Santé, afin de dresser un état des lieux des centres de dialyse publics.

«Sur ce point, la SEN-CSU a entrepris d’accompagner l’ambitieux projet de développement de la transplantation rénale pour la prise en charge de la maladie rénale chronique au stade terminal. Cette année encore, une dotation budgétaire est prévue pour poursuivre la prise en charge de la transplantation rénale, gratuitement, selon des critères bien définis. La SEN-CSU cherche ainsi des solutions face à la douleur persistante des malades souffrant d’insuffisance rénale et de leurs familles», soutient le Directeur général.
S’agissant des perspectives, il indique que la SEN-CSU développe, en collaboration avec le ministère de la Santé, des stratégies de prévention visant à réduire la prévalence de la maladie rénale au sein de la population.
«En effet, la SEN-CSU dépense en moyenne 7 milliards de francs CFA chaque année pour la gratuité de la dialyse, soit près de la moitié du budget alloué aux initiatives de gratuité. Ce montant évolue au regard de la forte demande en dialyse», explique-t-il.

Représentant la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Maïmouna Dièye, et par ailleurs conseiller technique du ministre, Djibril Faye estime que, malgré l’engagement constant de l’État, la prise en charge de l’insuffisance rénale se heurte à des défis persistants, notamment les contraintes budgétaires, le coût élevé des intrants et la complexité logistique.
Conscients de ces obstacles, les ministères en charge de la Santé et de la Famille ont scellé un partenariat stratégique à travers un arrêté interministériel définissant un nouveau modèle économique pour la prise en charge de la dialyse.
«L’Agence SEN-CSU, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan stratégique de développement (PSD) 2025-2029, a érigé la gestion de la santé rénale en priorité absolue», indique-t-il.
S.S.YADE













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