À l’occasion de la Journée mondiale de la santé bucco-dentaire qui sera célébrée ce vendredi 20 mars, le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, dans un communiqué, a alerté sur l’ampleur des maladies bucco-dentaires au Sénégal. Selon lui, ces maladies touchent plus de 65 % de la population.
«Célébrée chaque 20 mars sous l’égide de la Fédération Dentaire Internationale (FDI), cette journée constitue une opportunité majeure pour sensibiliser les populations aux bonnes pratiques d’hygiène bucco-dentaire. Le thème de l’édition 2026, « Une bouche heureuse, c’est une vie heureuse », met en avant le lien étroit entre santé bucco-dentaire et bien-être général.
Les affections bucco-dentaires, notamment les caries, les maladies des gencives ou encore le noma, représentent un enjeu de santé publique majeur. Elles peuvent entraîner des douleurs, des troubles nutritionnels, des difficultés scolaires chez les enfants, et sont souvent associées à des maladies chroniques telles que le diabète et les pathologies cardiovasculaires», a fait savoir le ministère.
Face à cette situation, il souligne que l’État du Sénégal a engagé plusieurs réformes structurantes portant notamment sur le renforcement des infrastructures et des équipements, la formation du personnel de santé, ainsi que l’intégration des soins bucco-dentaires dans les services de santé primaires.
«Des initiatives spécifiques ont également été mises en œuvre pour améliorer la détection précoce des maladies, notamment à travers la mobilisation des agents communautaires et des praticiens de la médecine traditionnelle.
Par ailleurs, la lutte contre le noma, maladie grave touchant principalement les enfants, constitue une priorité nationale. Des progrès significatifs ont été réalisés en matière de surveillance, de prise en charge précoce et de réduction des séquelles», a-t-il indiqué.
Le cadre juridique a également été renforcé avec l’adoption, en 2023, de la loi relative à l’exercice de la chirurgie dentaire et à l’Ordre national des chirurgiens-dentistes.
En parallèle, ajoute-t-il, le Sénégal s’inscrit dans une dynamique de transition vers des soins plus sûrs et durables, notamment avec l’élimination progressive des amalgames dentaires contenant du mercure, conformément à la Convention de Minamata.
Malgré ces avancées, révèle-il, plusieurs défis persistent, notamment l’insuffisance de ressources humaines qualifiées, l’accès encore limité aux soins dans certaines zones, ainsi que le faible niveau de prévention lié à la consommation élevée de sucre et aux pratiques d’hygiène inadéquates.
Pour une bonne santé bucco-dentaire, 4 règles d’or ont été avancées. Il s’agit de se brosser les dents au moins deux fois par jour avec un dentifrice fluoré, de réduire la consommation de sucre, de consulter régulièrement un professionnel de santé dentaire et d’éviter le tabac et adopter une bonne hygiène de vie.
S.S.YADE













+221 77 142 18 18
info@madamesante.sn
Rue 25 Dakar