Le vieillissement biologique accéléré des nouvelles générations pourrait expliquer, en partie, la hausse des cancers à apparition précoce chez les jeunes adultes. C’est ce que révèle une étude menée par des chercheurs de la faculté de médecine de l’Université Washington à Saint-Louis, aux États-Unis.
Publiée le 22 juin dans la revue Nature Medicine, cette recherche, fondée sur les données de la UK Biobank, montre que les personnes nées après 1950 vieillissent biologiquement plus vite que leurs aînées, avec des changements visibles au niveau cellulaire et moléculaire.
«Nos résultats suggèrent que certains jeunes adultes peuvent connaître ces changements biologiques plus tôt que prévu et que cela pourrait être lié à la hausse des cancers observés dans les jeunes générations», commente auprès du site Oncology Central, Yin Cao, professeure associée de chirurgie et de médecine à la Washington University School of Medicine de Saint-Louis et coautrice de l’étude.
Pour les chercheurs, cette tendance pourrait constituer une piste sérieuse pour mieux comprendre l’augmentation des cancers chez les jeunes générations. Si aucun lien direct de causalité n’est encore établi, l’étude souligne l’impact possible de facteurs comme l’environnement, le mode de vie et l’état de santé global sur ces transformations biologiques.
S.S.YADE














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