La Journée mondiale du lymphœdème a été célébrée ce vendredi 6 mars par l’Association d’aide aux personnes atteintes du lymphœdème (APALYSEN) à l’hôpital Idrissa Pouye. Un moment important de sensibilisation.
Présidant la cérémonie au nom du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Mamadou Moustapha Diop, directeur de la Lutte contre la maladie, a souligné que le lymphœdème est une maladie chronique, malheureusement méconnue, qui peut avoir plusieurs causes. Parmi les causes infectieuses, on peut citer la filariose lymphatique, qui fait partie des maladies tropicales négligées, mais aussi les causes cancéreuses et les causes innées, puisque l’on peut naître avec cette affection.
Selon lui, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, dirigé par le Dr Ibrahima Sy, est très conscient de ce phénomène. Dans le cadre de la lutte contre les maladies tropicales négligées, plusieurs actions sont en train d’être menées dans ce sens.
«Parmi ces actions, il y a d’abord la communication et la sensibilisation. Nous mettons l’accent sur la prévention. Aujourd’hui, l’orientation actuelle est la santé préventive, en plus de la santé curative. Dans la prévention, la communication est essentielle, parce que c’est une maladie méconnue, malheureusement responsable d’un lourd handicap sur le plan individuel, social et collectif», a fait savoir Dr Mamadou Moustapha Diop.
Il ajoute qu’en parallèle, des campagnes de distribution de médicaments sont également organisées.
«Ces médicaments vont tuer le parasite responsable de la filariose lymphatique, qui peut effectivement entraîner le lymphœdème. Aujourd’hui, nous avons le devoir et l’obligation de protéger nos enfants et de les empêcher d’évoluer vers cette maladie», a-t-il déclaré.
S’agissant du coût du traitement de cette maladie, qui fait partie des affections chroniques aux soins coûteux, le directeur de la Lutte contre la maladie indique que le programme est en discussion avec l’Agence de la Couverture Maladie Universelle (CMU) afin d’étudier la possibilité d’intégrer cette pathologie dans le paquet de gratuité de la prise en charge au niveau de la CMU.
«L’espoir est permis, vu l’engagement du ministre de la Santé, mais également celui de l’État du Sénégal et de la CMU pour soulager ces patients qui vivent avec des maladies à soins coûteux», a-t-il indiqué.
La présidente de l’Association d’aide aux personnes atteintes du lymphœdème, Mme Aïssatou Mbodji, qui vit avec cette maladie depuis 17 ans, a profité de l’occasion pour lancer un message pressant aux autorités sanitaires. Elle a plaidé pour une meilleure intégration du lymphœdème dans les politiques nationales de santé, tout en soulignant l’insuffisance des matériels de compression.
«Le coût du traitement est lourd. D’après mon expérience, la majeure partie des patients est démunie. C’est pour cette raison que j’ai créé cette association, afin de les aider à bénéficier d’une meilleure prise en charge», a-t-elle soutenu.
S.S.YADE













+221 77 142 18 18
info@madamesante.sn
Rue 25 Dakar