Souvent comparée à la ménopause chez la femme, l’andropause correspond à une diminution progressive de la production de testostérone chez l’homme. Selon le professeur Lamine Niang, urologue à l’Hôpital général Idrissa Pouye, ce phénomène ne se traduit pas par un arrêt brutal de la fonction hormonale masculine.
La ménopause est une étape naturelle de la vie d’une femme, marquée par l’arrêt définitif des règles et de la fonction ovarienne. Mais chez l’homme, existe-t-il une situation similaire ? La réponse est oui, dans une certaine mesure, même si les mécanismes et les manifestations sont différents.
Interrogé sur la question, le professeur Lamine Niang, urologue à l’Hôpital général Idrissa Pouye, souligne qu’il est fréquent d’opposer l’andropause à la ménopause, alors que les deux phénomènes ne sont pas identiques.
« Chez la femme, la ménopause est un arrêt complet et aussi brutal de la fonction ovarienne. Mais chez l’homme, on n’a pas d’arrêt brutal », explique le spécialiste.
Chez l’homme, le phénomène est plutôt caractérisé par une baisse progressive des hormones sexuelles, notamment de la testostérone, qui peut commencer à se manifester à partir de 45 ou 50 ans. Les spécialistes parlent alors de déficit androgénique lié à l’âge, une expression médicalement plus précise que le terme andropause.
Cette diminution hormonale peut se traduire par plusieurs manifestations. Le professeur Lamine Niang cite notamment la baisse du désir sexuel, l’irritabilité, l’augmentation de la masse graisseuse et la faiblesse musculaire.
Toutefois, ces signes ne suffisent pas, à eux seuls, à établir un diagnostic. Ils peuvent également être liés à d’autres problèmes de santé ou aux changements associés au vieillissement.
Face à ces symptômes, le spécialiste recommande de consulter un médecin afin d’évaluer la situation. Un dosage de la testostérone peut notamment être prescrit pour rechercher un éventuel déficit androgénique.
Contrairement à certaines idées reçues, ces troubles ne doivent pas être considérés systématiquement comme une conséquence inévitable de l’âge. Une prise en charge adaptée peut être envisagée lorsque le déficit hormonal est confirmé.
« Il y a quand même des traitements très efficaces pour ce déficit androgénique lié à l’âge qu’on appelle souvent andropause », indique le professeur Lamine Niang.
S.S.YADE













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