Le Nigeria est sous le choc après l’annonce d’un premier cas d’Ebola en provenance d’Ouganda. Selon le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, la patiente n’est jamais passée par la République démocratique du Congo (RDC), contrairement à ce qui était avancé dans le discours officiel de Kampala. Une situation qui soulève des inquiétudes sur la circulation du virus en Ouganda et les risques de propagation au Nigeria.
S’exprimant ce jeudi 22 octobre, Jean Kaseya a indiqué que la patiente n’avait été diagnostiquée positive au virus Ebola que 16 jours après son arrivée sur le territoire nigérian. Ce délai fait craindre une exposition de nombreuses personnes au virus avant la confirmation du diagnostic.
« Cette patiente n’est jamais passée au préalable par la RDC », a précisé le responsable d’Africa CDC, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies. Selon lui, cet élément remet en question la version officielle de Kampala et laisse penser que le virus circule en Ouganda.
Le retard dans le diagnostic constitue également une source majeure de préoccupation pour les autorités sanitaires. En effet, durant les 16 jours qui ont précédé la détection du cas, la patiente a pu entrer en contact avec plusieurs personnes, augmentant ainsi le nombre potentiel de contacts à identifier et à suivre.
Jean Kaseya s’est exprimé sur cette situation au micro de Christophe Boisbouvier, dans un entretien consacré aux risques sanitaires liés à ce cas importé.
S.S.YADE














+221 78 670 33 33
info@madamesante.sn